Il y a deux ans, la pandémie !

22 mai 2022
Par Réjean Martin
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La résidence Mimi La Douce, à Saint-Séverin.

C’est le vendredi 13 mars 2020 qu’au Québec, était déclaré l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble de notre territoire en raison de l’épidémie de COVID-19. Plusieurs mesures étaient alors prises dont la suspension des services éducatifs et d’enseignement, la fermeture des centres de la petite enfance, etc.

Pour empêcher la contagion, les Québécois de 70 ans étaient invités à rester à la maison, les personnes âgées en résidence dans leur chambre. On recommandait des périodes d’isolement de 14 jours à celles et ceux qui revenaient de voyage. Tout rassemblement de plus de 250 personnes était annulé. Bref, nous plongions dans une grande quarantaine.

À l’approche de ce deuxième anniversaire, ce mois-ci, le Bulletin de Mékinac a pensé de s’entretenir avec deux personnes qui ont eu à composer avec nombre de bouleversements par rapport à ces mesures.

D’abord, Mélanie Thiffeault, directrice générale de la Chambre de commerce de Mékinac, rappelle combien cet organisme a été le relais d’informations pour les membres qui, en outre, pouvaient être éligibles à des programmes de subventions improvisés par nos gouvernements.

Mme Thiffeault indique par ailleurs qu’il a fallu, bien sûr, annuler des activités ou événements sur le point de se faire comme la populaire Expo Mékinac ainsi que le souper de crabe. Tout de même, la Chambre de commerce de Mékinac a su se tirer d’affaire avec par exemple son infolettre quotidienne et d’intensifs échanges avec la Fédération des chambres de commerce du Québec (qui faisait du lobbying auprès du gouvernement) de même que le Regroupement des chambres de la Mauricie.

Et puis, il y a eu les promotions comme Mékinac j’achète et une boutique en ligne qui a contribué à sensibiliser la population à l’achat local. Bien plus encore, on a construit des publicités qui illustraient combien le fait de magasiner dans son patelin participait aux emplois de nombre de personnes, aux retombées multiples.

Et puis, on a réalisé l’extrême importance pour la population de Mékinac du comptoir de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) que la Chambre opère et qu’il a fallu fermer momentanément.

Qui plus est, la pandémie a vu des entreprises vouloir naître coûte que coûte, comme la Barbière du coin à Saint-Tite inaugurée l’an dernier, et des investissements se faire pour, par exemple, la Scierie de Sainte-Thècle et l’achat des Excavations Jovanex par Marcel Guimond et fils.

Enfin, le positif est de voir le Regroupement des chambres de la Mauricie être plus vif qu’il ne l’a jamais été. C’est également de mesurer combien la sensibilisation à l’achat locale demeure présente. Quant à l’avenir, Mélanie Thiffeault l’entrevoit avec prudence –craignant le retour d’un virus maléfique- tout en œuvrant à planifier des activités comme un souper de crabe le 14 mai prochain qui pourrait réunir jusqu’à 250 personnes.

Pour les résidents de Mimi La Douce

Fadhila Abdelkrim qui est la propriétaire depuis près de quatre ans de la résidence Mimi La Douce de la rue Lavérendry à Saint-Séverin en a long à dire. Elle parle au départ de rien de moins qu’un calvaire quand il lui a fallu enfermer dans leur chambre les 14 personnes âgées de l’établissement. Elle signale que plusieurs, par déficit cognitif, ne comprenaient tout simplement pas ce qui arrivait.

Elle relève que l’interdiction de recevoir des visiteurs, des proches, faisait également bien mal. Fadhila Abdelkrim confie qu’elle a un peu joué avec les règles en offrant parfois aux visiteurs de voir par une fenêtre ouverte leur personne âgée qui, dans les circonstances, apparaissait abriée de grands manteaux pour ne pas prendre froid.

De même, la résidence Mimi La Douce qui compte cinq employéEs se faisait un devoir d’élaborer de temps à autre des animations réconfortantes portées de chambre en chambre. Puis, les relâchements graduels s’opérant, les prises de repas en groupe sont revenus. On y est allé par étape comme cela était prescrit par les autorités sanitaires. Ensuite, la propriétaire a cru bon faire ajouter une véranda à l’établissement; une véranda construite l’an passé au coût de près de 40 000$ pour apporter plus de confort. Il s’y trouve notamment un grand écran et un jeu de lumière; des éléments susceptibles d’animer –de réanimer- ces personnes que manifestement la propriétaire chérit et qui, confie-t-elle, le lui rendent bien. « Nous avons réussi à n’avoir aucun problème, aucun décès. Ces personnes ont toutes un amour envers moi. Cette affection reçue me comble. C’est mon but de les rendre heureux ».

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