Consultation publique sur un projet de porcherie à Saint-Adelphe

22 mai 2022
Par Réjean Martin
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Jean-Philippe Marceau du rang Price estime être le citoyen qui, avec sa famille, est le plus rapproché du projet. Celui-ci a en outre posé des questions au sujet des vents dominants.

Les odeurs, principalement, préoccupent

Le mardi soir 14 décembre dernier dans une salle de l’Hôtel de ville de Saint-Adelphe, on pouvait assister à la consultation publique pour le projet de porcherie à Saint-Adelphe. On sait que la compagnie Cultures Excel, une entreprise appartenant à Patates Dolbec, entend réaliser une porcherie divisée en trois bâtiments séparés à des distances de 150 mètres et pouvant chacun élever 3 999 porcs. Le site est non loin du rang Price.

Ce fut les odeurs, principalement, qui ont préoccupé le public présent, venu nombreux (environ 25 personnes). Les odeurs provenant non seulement de l’élevage des porcs lui-même mais de l’épandage du lisier qu’entraîne sa production, épandage sur les terres avoisinantes. On a indiqué qu’on vise étendre la matière sur environ 1 500 acres.   

L’assemblée de consultation animée par le maire de Saint-Adelphe, Paul Labranche, recevait une pléiade d’intervenants: des représentantes du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation de même que Dumar Carrillo Vega du ministère du Développement durable et des Parcs; Karine Martel du CSSS Santé publique; Éric Beaulieu, agronome, et enfin Marjorie Guillot et François Beaumont, deux ingénieurs de la firme Global Concept.

C’est surtout ce dernier, François Beaumont, qui a été appelé à décrire le projet d’élevage porcin; projet qui est d’ores et déjà passé par diverses évaluations et approbations, se conformant aux normes environnementales en vigueur, suivant les règlements.

Ainsi, la gestion du fumier se fera sous forme liquide. Le lisier sera entreposé dans un ouvrage de stockage circulaire en béton armé ainsi que dans les fonds de dalots du bâtiment projeté.

Le projet est conforme à la réglementation municipale. La consultation publique n’avait pas pour but de décider si le projet devait avoir lieu ou non, ni de discuter de sujets qui ne sont pas spécifiques à ce projet.

La consultation n’avait également pas pour but de discuter des impacts environnementaux du projet, puisqu’il est déjà jugé conforme au Règlement sur les exploitations agricoles.

En fait, la consultation publique portait uniquement sur les mesures d’atténuation que le Conseil municipal pouvait réclamer au demandeur.

Dans cette histoire, la loi oblige Saint-Adelphe à former ce qui s’appelle une Commission pour faire le suivi des démarches et de produire un rapport de la consultation publique. La Commission est formée du maire Paul Labranche, des conseillers municipaux Suzanne Tessier et Roman Pokorski, de la directrice générale adjointe, Caroline Moreau, de l’inspecteur municipal Jean-Philippe Drolet, de l’aménagiste de la MRC de Mékinac, Louis Filteau ainsi que de son adjoint, Éric Piché. Ladite Commission peut recevoir les commentaires du public jusqu’au 5 janvier prochain. Ensuite, elle rédigera son rapport qui sera présenté au Conseil municipal qui aura à l’entériner lors de son assemblée publique de février.  

Ainsi, on a dit qu’il n’y avait pas d’enjeu particulier en matière de cohabitation harmonieuse avec le secteur qui est, bien sûr, zoné agricole. On a relevé que les installations sont relativement entourées de bois, de forêt.

À ce sujet, on s’est demandé s’il ne fallait pas exiger que jamais les arbres de cette forêt ne soient abattus, pour ainsi former une sorte de zone tampon permanente qui soit en mesure de stopper un tant soit peu les odeurs que vont charrier les vents dominants.

Lors de la prise de parole des citoyens, relevons par exemple que Jean-Philippe Marceau du rang Price (qui estime être le citoyen qui, avec sa famille, est le plus rapproché du projet) a précisément posé des questions au sujet des vents dominants.

Pour sa part, Bibiane Fourcaudot du rang St-Pie s’est demandée si elle avait finalement fait une bonne affaire de s’y établir depuis peu compte tenu des activités intenses de transport routier, quand ce n’est pas les mouches et les coccinelles.

Il a été aussi question du bruit des opérations de la porcherie en lui-même; c’est-à-dire plus particulièrement des moteurs des systèmes de ventilation.

Enfin, cette présentation faite par la firme Global Concept est disponible sur le site internet de la municipalité et, comme dit précédemment, il est possible de faire parvenir ses commentaires. Assurément, il sera intéressant ensuite de prendre connaissance du rapport de la Commission; le rapport de cette consultation publique.

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